Steve, Florian, fabien et les autres ont quitté le cocon familial pour devenir apprentis-lads-jockeys. Ils rêvent tous de marcher sur les traces de leurs idoles, Stéphane Pasquier ou Christophe Soumillon, qui font briller les casaques des grands propriétaires de pur sang sur les hippodromes.
Beaucoup d'appelés mais peu d'élus dans ce métier difficile où il faut se lever tous les jours à 5 heures du matin pour monter "des lots" (chevaux à l'entraînement) dans des conditions parfois extrêmes en plein hiver, manier la fourche et le balai mais aussi l'étrille et la brosse avec aisance.
Le réalisateur Benjamin Marquet, filme les élèves de première année, depuis leurs premières sensations sur les galopeurs véloces, parfois rétifs, attribués par leur maître d'apprentissage jusqu'à leur première course école de fin d'année, l'entrée officielle dans la cour des "pilotes".
Steve, mort de peur à cheval, Florian, pétri de qualité, s'annonce comme un futur crack jockey à l'instar de Flavien qui doute sur son devenir dans ce métier difficile, découvrent le monde des courses mais aussi de l'adolescence
Branchés sur leur téléphone portable, ils vivent leurs premiers flirts tout en rêvant de richesse et de gloire.
Le film est réaliste, souvent drôle, notamment quand Steve, le casque enfoncé jusqu'aux yeux, "se fait prendre la main" (embarqué) par son poulain sur la mythique piste des Aigles de Chantilly. Ce documentaire met en lumière "le travail quotidien des chevaux de courses et non le côté éphémère d'une course de deux minutes". Il rappelle par ailleurs les risques du métier de jockey et ceux liés au travail avec ces animaux pesant plus de 400 kg.

